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2011mar.14

Lundi poésie avec Johannes Nyholm

Le-Trop-Grand-Vide-d__Alphonse-Tabouret.jpg

Johannes Nyholm est un artiste et réalisateur suédois né en 1974. Sa collaboration avec ses compatriotes Little Dragon a été l'occasion pour lui de mettre en image ses rêves et ses frayeurs. Un clip d'une poésie prenante et emprunt d'un univers enfantin presque effrayant.

Bizarrement, et dans un exercice complètement différent, cette oeuvre me fait penser à celle de Sibylline, Capucine et Jérôme d' Aviau pour leur album dessiné Le Trop Grand Vide d'Alphonse Tabouret (voir ci-contre). Le dessin filaire mais aussi la fragilité apparente des personnages qui composent l'oeuvre et évoluent dans un monde qui ne leur semble pas adapté ou trop vaste. Ou trop petit.

J'aime !!

2011janv.16

Pink Floyd - Live @ Pompéi

pompeii.jpg

Si YouTube regorge de vidéos en tout genre, confinant parfois au n'importe quoi, plus rares sont celles présentées en intégrale et dans un format plus proche du film que du mauvais tv-rip. Et que dire aussi de l'usage musicale qui en est fait à croire qu'il faudra bientôt consacrer le terme "regarder de la musique".

Rare donc et d'autant plus appreciable qu'elle nous est présentée ici dans sa version director's cut. L'intégrale du concert des Pink Floyd à Pompéi où l'on découvre le groupe au sommet de son art.

Ca se regarde ET s'écoute :)

Bonus pour les fans et clin d'oeil à l'ouverture de la vidéo sur le majestueux et tripant Echoes. A vous d'en découvrir la version faite à la BBC.

2010sept.20

Gone

C'est la rentrée, je suis de retour. Pas toi.

Parti juste un temps mais qu'il fût bon de se retrouver loin, s'abandonner. Dissonance amusante tant il est vrai qu'il suffit parfois de se perdre loin, loin, si loin pour fréquenter à nouveau ses rivages et s'adonner sans peine à l'introspection de soi. Penser au nécessaire, ne pas oublier le superflu. Il a ses atours et on ne saurait les négliger quand il s'agit justement de lacher prise. C'est ça aussi les voyages. Laisser (se) filer les métaphores, lézarder un peu, se baigner toujours. Jouir aussi.

loffoten.jpg

Mélopée fantastique, pensées érotiques.

La musique aussi sait jouer de ses atours quand il s'agit de laisser vagabonder son esprit. Raviver ses pensées les plus enfouies en réalité soudaine, feindre d'y croire quand l'évidence est saisissante à l'envie. Je ne sais plus trop ce qui me consume ou m'anime. Mais, j'exhorte !!
J'exhorte mes Naïades à ne pas rompre la belle promesse qu'elles ont tue. A ne pas revenir trop tôt. Encore quelques minutes...

Ses seins suspendus sur jardin capricieux.

Devant moi, les rivages d'une vie qui n'est plus la mienne. La nôtre. Je caresse l'idée et les revers, tactile, d'une main nonchalante mais décidée. A en découdre avec toi, tes horizons et tes verticales. A ne perdre aucune goûte. A s'ébouriffer autant qu'on s'en souvienne. C'est l'avantage des rêves qui n'en finissent pas de se réinventer. Ces mondes, on n'en connaît que les détours, rarement les chemins. Ses mondes, j'y hasardais quelques fois une tête puis moi tout entier, maugréant quelque peu.

Du moment présent, passé et révolu. De tous les instants, la chanson de Roland (Bautista) n'est qu'une échappée mais qu'il fût bon de s'y laisser charmer.

Gone!

2010mar.14

En ce jour...

Jean Ferrat a toujours été pour moi un héritage. De la culture de mes parents, à l'écouter inlassablement et au même titre que ses comparses Ferré, Brel ou Brassens. La longue dame brune aussi. Et ce disque noir où il met en musique et parole les poèmes de son ami Aragon. D'une fougue militante avérée et indéfectible à cette emphase qu'il mettait dans ses interprétations les plus kitch, il a su rester terrien autant qu'on peut l'être et honteusement indémodable car jamais vraiment à la mode.

Il nous a quitté, hier.

Alors, j'ai mis en scène son disque sur ma platine pour faire tourner une fois encore sa voix chaude et tonitruante.

Ecouter en ce jour ses espoirs d'un jour, un jour...

2010janv. 8

Diplopie

Mes nuits sont plus belles que vos jours. Quand je m'évade. Quand je conjugue mal. Yesterday, je serai heureux ! Quand je perds la notion du temps, de l'espace et des priorités. Inconscience. Ou l'histoire d'une escapade artificielle chamarrée de mille icônes aux couleurs éclatantes. Hallucinant.

Well I remember yesterday
Just drifting slowly through a crowded street
With neon darkness shimmering through the haze
A sea of faces rippling in the heat
And from that nameless changing crowd
A sweet vibration seemed to fill the air
I stood astounded staring hard
At men with flowers resting in their hair...

debutart_oliver-hibert_202.jpg

Il est des transitions, parmi tant d'autres, qui marquent de leur sceau l'instant perçu mais insaisissable. De celles dont on ne comprend pas bien la chronologie, où la confusion règne en maître. L'avant, l'après. Pendant. Se souvenir, c'est déjà pas mal. Lacune bien terrible que de ne jamais garder la moindre empreinte éthérée des rêves qui la nuit tombée nous assaillent. Trépas mémoriel ou pas, la réalité tape fort autant qu'elle s'oublie vite quand plongé dans son absence cotonneuse on s'adonne au futile et à l'agréable. Wake up!

A sweet confusion filled my mind
Until I woke up only finding everything was just a dream
A dream unusual of its kind
That gave me peace and blew my mind
And now I'm hung up on a dream...

Est-ce cela qu'on appelle Weltschmerz : Weltschmerz (from the German, meaning world-pain or world-weariness) is a term coined by the German author Jean Paul and denotes the kind of feeling experienced by someone who understands that physical reality can never satisfy the demands of the mind.. Ou l'improbable cohabitation d'une réalité forcenée et d'un monde de rêves.

They spoke with soft persuading words
About a living creed of gentle love
And turned the arm to sounds unheard
And showed me strangest clouded sights above
Which gentle touched my aching mind
And soothed the wanderings of my troubled brain
Sometimes I think I'll never find
Such purity and peace of mind again...

Et si voir double était une vertu, une chance ?

Illustration par Olivier Hibert

2007nov.19

Utopie 12'

Faire face à nos désillusions. S'en rappeler, croire encore en ces rêves qu'on aimerait toucher du doigt, qui parfois nous échappent. Souvent. Pas simple à vrai dire. Ces derniers temps, on entend parler de rupture, d'âge de la modernité dans lequel il était grand temps de plonger la France, ce pays qu'aucun de nos voisins n'imiteraient mais qui a la prétention d'être un grand à la table des (futurs) géants. Pourquoi pas. On serait presque tenté de signer sans trop y regarder, en écoutant la bonne parole. Ah, tiens, mon oreillette me souffle que ça serait déjà trop tard, ON a signé. Too bad...

Chuck Mangione - Land Of Make Believe

Bon, à y regarder de près, rien de très bandant. L'emballage façon paquet cadeau (je n'ai pas dis fiscal, non non !) a belle allure mais à part ça on est surtout assourdi par la vacuité d'un projet sans autre ambition que de rentrer dans le rang d'une compétition mondiale perdue d'avance. C'est d'un triste.

Alors puisque certains se permettent de nous bassiner avec de bonnes vielles recettes idéologiques de droite moi je vous propose un titre sublime d'utopie pas si concrète mais à l'orchestration magistrale. Land Of Make Believe, tout un programme mis en musique par Chuck Mangione et accompagné de la majestueuse voix d'Esther Saddlefield.

Douze minutes de finesse dans un monde de brute !