C'est la rentrée, je suis de retour. Pas toi.
Parti juste un temps mais qu'il fût bon de se retrouver loin, s'abandonner. Dissonance amusante tant il est vrai qu'il suffit parfois de se perdre loin, loin, si loin pour fréquenter à nouveau ses rivages et s'adonner sans peine à l'introspection de soi. Penser au nécessaire, ne pas oublier le superflu. Il a ses atours et on ne saurait les négliger quand il s'agit justement de lacher prise. C'est ça aussi les voyages. Laisser (se) filer les métaphores, lézarder un peu, se baigner toujours. Jouir aussi.

Mélopée fantastique, pensées érotiques.
La musique aussi sait jouer de ses atours quand il s'agit de laisser vagabonder son esprit. Raviver ses pensées les plus enfouies en réalité soudaine, feindre d'y croire quand l'évidence est saisissante à l'envie. Je ne sais plus trop ce qui me consume ou m'anime. Mais, j'exhorte !!
J'exhorte mes Naïades à ne pas rompre la belle promesse qu'elles ont tue. A ne pas revenir trop tôt. Encore quelques minutes...
Ses seins suspendus sur jardin capricieux.
Devant moi, les rivages d'une vie qui n'est plus la mienne. La nôtre. Je caresse l'idée et les revers, tactile, d'une main nonchalante mais décidée. A en découdre avec toi, tes horizons et tes verticales. A ne perdre aucune goûte. A s'ébouriffer autant qu'on s'en souvienne. C'est l'avantage des rêves qui n'en finissent pas de se réinventer. Ces mondes, on n'en connaît que les détours, rarement les chemins. Ses mondes, j'y hasardais quelques fois une tête puis moi tout entier, maugréant quelque peu.
Du moment présent, passé et révolu. De tous les instants, la chanson de Roland (Bautista) n'est qu'une échappée mais qu'il fût bon de s'y laisser charmer.
Gone!
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