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2009nov.28

I Heart my Art

Avoir son train de retard a du bon parfois. C'est toujours l'occasion de crapahuter ici et là, à la recherche d'un peu d'inspiration. Qui sait, le temps d'attendre le prochain (train). Et de prendre un peu de recul sur ce monde de l'immédiateté, toujours plus vite, remixant jusqu'à plus rien ses artéfacts éphémères. Faut-il y voir une vertu ? Rien n'est moins sûr. Le bien, le mal ou encore le mieux n'ont pas grand chose à voir dans cette affaire. Juste qu'en l'espace de quelques années, ce qui semblait être le média du renouveau créatif a pu (ou su) se transformer en un hub immense répétant à l'infini ce qui se digère encore le mieux de nos jours : le pré-mâché. Eurk!!!

history76156a.png

Est-ce le propos de Hugh MacLeod dans son cartoon History Of My Blog déjà présenté en 2007 et mis au goût du jour comme pour affirmer un peu plus l'inéluctabilité du processus. Pas vraiment. Si les médias traditionnels se concentrent encore et toujours, il n'en va pas de même sur l'Internet où la nature a encore plus peur du vide, voyant naître de nouvelles initiatives, alternatives, dès qu'un site historiquement prescripteur rejoint l'escarcelle des régisseurs de blogs et autres consortium mass-médiatique.

Pourquoi une telle évolution alors ? Juste les blogs ? Naïvement, je dirais que le blog en tant que média naît de l'envie de son auteur de partager ses expériences, passions ou expertises. D'échanger aussi. Naïvement, car certains ne sont bien sûr que le fruit opportuniste d'une étude de marché bien calibrée. A la niche !

Robots_in_disguise.jpg

L'usure peut-être ? L'esthétisme du centre, l'appel de l'asymptote ? Le conformisme galopant ?

Qu'importe ! En 2001, les deux anglaises de Robots In Disguise chante DIY, hymne à la création, à cette génération des possibles qu'elles incarnent et qui s'amuse des outils que l'époque met à leur disposition. (R)évolution permanente, cercles vertueux d'une mondialisation positive se nourrissant de l'Internet autant qu'elle en est l'expression.

I ♥ my art

Sans prétention, aucune. Juste l'affirmation d'un amateurisme professionnel, d'un professionnalisme dilatante. Parti pris. Hype Not Hype est né en 2007, de ce besoin d'exprimer par l'indécence parfois, la poésie rarement, les mots tout simplement, mes pensées furtives comme mes sentiments enfouis, mes grognes aussi. En musique, toujours. Do It Yourself pour les accents de sincérité, les excès de soi, conjugués.

Année une, objectif lune.
Année deux, c'est mieux :)
Année trois, on verra !

2009nov.21

Orgie

huoli580.jpg

Illustration : Jaakoo Mattila

2009nov.15

Je ne suis pas un bisounours

Y a pas à dire, on vit une époque formidable. Par ses fossés qu'elle nourrit sans les combler, par sa capacité à absorber les petites comme les grandes secousses, sourcillant à peine du coin de l'œil, une larme pour à l'occasion. Par souci de contradiction aussi, pour relever un peu le dark level de ce blog qui à ses heures confine au larmoyant. Par essence car enfin, vivre l'époque, c'est vivre pour demain, par hier et dès à présent.

J'y crois. Ontologiquement, plus que de raison. D'ailleurs, que viendrait-elle faire ici celle-là ? Comme toujours, elle n'échappe pas à la règle de l'emmerdement maximum et vient placer son grain de poivre qui enrhume mon esprit, sûr qu'il est de sa rhétorique implacable. Par quatre chemins, ça bouillonne. Marchons un moment, je t'expliquerai pourquoi je ne suis pas un bisounours.

Quatre, deux !!

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La gentillesse serait de retour. Accompagnée de ses copines générosité, solidarité et bienveillance. Comme valeur à défendre, à confesser voire à glorifier. Je dis bien serait. C'est le discours ambiant qui semble être porté en Europe depuis début 2009 et que, nécessité fait souvent loi, la crise a d'autant plus révélé. Ici encore, contradiction. Si la photo ci-dessus ne plaide pas vraiment en la faveur de mon propos énoncé en titre, il en va de même des Chacun pour soi et dieu pour tous et autres faites ce que je dis, pas ce que je fais qui ne m'ont pas semblé perdre de terrain, quand bien même la garde de l'individualisme à tout crin serait baissée.

Provocation aussi. C'est mignon, signifiant et mièvre à l'envie. Et si l'écrin musical offert par François de Roubaix en accompagnement de ces quelques mots me plonge l'espace d'un instant dans un monde guimauve gris-mauve fantasmatique et tout en rondeur où les autres sont autant de moi mais différents de ma personne, meilleurs et portés vers une aspiration au meilleur, devrais-je pour autant m'en laisser convaincre et sortir de ma torpeur ? Le doute m'assaille. J'ai peur que cet espace autant que cet instant ne soient qu'éphémères, leurs beautés en témoignent.

Mon éloge de la légèreté.

Une assertion bancale plus tard, je n'ai pas résolu la contradiction qui en était l'essence. Affirmer ne pas être, c'est déjà considérer l'être qu'on n'est pas. Et après ? On change de titre, la gravitation fait son boulot et la précarité des land of make believe rejaillit de plus belle.

Et toi, c'était comment ta journée nationale de la gentillesse ?

2009oct.14

Birth School Work Death

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Via Thien

2009oct. 5

Present Perfect

Marrant que ce temps, cette conjugaison. Present Perfect. Il exprime un lien entre le présent et le passé.

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Définition. Résultat présent d'une action passée ou action continue depuis un moment du passé jusqu'à today ? La réponse importe peu, elle est dans le titre. Un présent presque parfait, riche d'un passé aux milles histoires. Révolution continue, j'embrasse l'instant pour me conjuguer au futur.

We'll see...

2009sept.15

Easy listening #7

Quand les fléaux se conjuguent en musique, ça donne les Midnight Juggernauts. Vincent, Andy et Daniel sont australiens et bien que n'ayant aucun lien de parenté, ils s'amusent à porter le même nom, Juggernaut, à l'instar des Ramones en leur temps.

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D'un album sorti en 2008, Dystopia, on retient surtout Shadows, titre sombre et lumineux, aux confins du glam et totalement amalgamé entre rock, disco, electro et psychédélique. Repéré et plébiscité dès 2008 par Justice et les Daft Punk, c'est pour ma part un titre qui tourne en boucle depuis six mois. Not hype mon cher mais il n'est jamais trop tard pour bien faire :)

2009sept. 8

Road trip

En rien à la page, et pas spécialement hype, je retombe sur ce clip génial réalisé par Olivier Gondry, frère de, et il me prend des envies d'est en ouest. Et vice versa.

L'occasion aussi pour moi de faire revivre un Lacquer qui n'aura jamais eu à regarder derrière lui pour pleurer la gloire passée de son Behind passé presque inaperçu. Et pourtant, les deux font la pair. Photo-film vitesse grand V d'un voyage de 7 jours en voiture, entre Los Angeles et New-York, résumé en 4 minutes et rythmé par une musique sur ressorts et entrainante. Youuuuuououououuu, and your smile.

Moi la fin me rappelle quelque chose...

2009sept. 5

Elections Run by Same Guys Who Sell Toothpaste

Un travail très intéressant réalisé par Joel Cocks dans le cadre du projet Degree Show Project et qui met en œuvre une série d'affiches composées d'images superposées, transparentes et saturées en couleur.

L'original étant souvent mieux que la copie, voici expliqué le propos de ce projet :

“Elections are run by the same guys that sell toothpaste” (Chomsky, 2005).
This project is a critical examination of the contemporary election campaign. It explores the role that the public relations industry, political consultancy firms and the media play in shaping the public perceptions of political candidates.

VCDMajorProject2008Ambitious.jpg

Une manière bien originale de porter le discours de Noam Chomsky et magnifiée par la finesse et l'originalité des compositions de Joel Cocks nominé pour l'occasion à la finale du Designers Institute of NewZealand Best Design Awards 2009.

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Pendant ce temps, Sarah Jones se délie et balance sur ses petits amis du milieu, posant avec génie son spoken-words sur une instru bien vue de Dj Vadim. De quoi mettre tout le monde d'accord, de Gill Scott Heron à Ani DiFranco.

Mélange des genres ? Assurément !! Assumé.

2009août23

Sophismes au coeur

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Le cœur à peine à l'ouvrage, me laissant glisser paisiblement dans les tréfonds d'un sommeil salvateur. Longtemps déjà. C'est depuis si j'ai vu grandir ma peine à l'idée de m'endormir, affrontant ses battements sourds et résonnants. Communication rompue.

Tu n'as pas toujours été un mystère pour moi.

J'ai pensé te connaître. Te mépriser pour ce que tu ne voulais pas être, t'aimer plus fort pour ce que j'avais pu voir en toi, dans ton ipséité la plus sincère. Moments de faiblesse, la garde n'est pas toujours haute quand on se rapproche. Parfois je n'ai pas voulu te connaître, préférant tes parfums à ton étreinte. Parfois encore, tu n'étais qu'un mirage, vision fantasmatique et insaisissable d'une femme photo-réaliste.

Tu es multiple, équivoque pour me plaire quand d'autres s'allongent pour un rien. Tu es sublime, malgré toi et tes façons d'en découdre avec les autres. Tu n'es pas mon genre mais d'un genre qui me plaît. Tu es froide et cruelle quand ton petit monde s'écroule. Tu es moi quand je m'en éloigne. Tu es toi quand on s'en approche.

La confusion dans la clarté.

Je t'ai mille fois croisée. On ne s'est pas souvent croisés. L'histoire ne se raconte pas, elle se vit. La destination elle-même n'ayant que peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Je ne t'oublierai jamais. Tu m'oublieras certainement. Pas toi, je le sais.

Quant à moi, à nous, Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

A bientôt, mon cœur.

2009juil.22

Dirty French Psychedelics

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Que dire ? Je ne m'autorise que bien rarement à en faire l'article mais certains albums ou compilations méritent qu'on en parle, qu'on les partage. Pour autant, il n'est pas question ici de nouveauté en tant que telle mais belle et bien d'une chasse aux trésors dans les tréfonds du patrimoine francophone.

Bien sûr, les deux compères du Dirty Sound System n'en sont pas à leur premier délit de bons sons. Déjà remarqués pour leur sélection classieuse de "space" disco, ils nous livrent ici un disque rare en envoûtant, pour un genre où les français n'ont que peu excellé au regard du mouvement psychédélique anglais par exemple.

On y découvre, halluciné, Christophe dans l'espace, Nino Ferrer amoureux, Karl Heinz Shäfer utopiste militant ou encore Alain Kan pour une ode à toutes les drogues.

A écouter ou posséder de toute urgence !

2009juil.19

Nous, les autres...

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2009juin23

Philippe K. & Dominique A.

Niché au cœur d'une sombre compilation automnale des Inrocks, on trouve ce titre bi-potentiel et inédit de Katerine et Dominique A., Manque-moi moins. Pas vraiment un coming out mais une provocation en bonne et due forme par deux grands môssieurs de la chanson française. L'un plus connu pour ses frasques, l'autre pour sa discrétion à nulle autre pareil.

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Ressurgissent alors cet amour impossible à Copenhague ou cette balade nonchalante dans les hauts quartiers de peine et je me dis que ces albums avaient ce petit rien qui fait tout et qu'ils me manquent d'autant plus. C'était mieux avant ?

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