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2011juin26

Le ridicule ne tue pas...

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2011juin17

Etre ou ne pas être...

Je suis l'enfant terrible
Je suis un corps qui danse
Je suis grâce et décadence
Je suis jeune mais poli
Je suis fébrile quand elle me plaît
Je suis loin, mes abîmes singuliers
Je suis fort des sentiments qui m'accablent
Je suis insatiable, tu me manques
Je suis en voyage
Je suis rêveur, diplopie
Je suis poly-amoureux, fidèle
Je suis perdu
Je suis rarement là où il faut
Je suis allergique, les cons ça ose tout
Je suis grand
Je suis l'exception, putain de règles
Je suis tellurique, terrien si vous voulez
Je suis en colère
Je suis surnuméraire, fais moi une place
Je suis las et pour combien de temps encore ?
Je suis là mais plus pour longtemps

2011mai 4

Truth

Entêtant que ce titre du surdoué Alexander Ebert, leader charismatique de Edward Sharpe & The Magnetic Zeroes ou encore chanteur des Ima Robot. Qui plus est, le garçon ne manque pas de charme, sous ses airs d'élu éclairé et nonchalant.

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Le prêche se veut harmonique et enjoué. De saison, quand le ciel s'habille de bleu et rougeoie le soir tombant, à l'unisson des riverains dont l'insouciance ricane fort et haut.

Il sifflote. Petite leçon de vie, I'm only loving only loving only loving et qu'il est bon de se laisser habiter par l'air et ses bijous souriants, laissant ma tête ailleurs à ses plaisirs, des illusions.

Merci à Juliette B. pour cette découverte à écouter de toute urgence :)

2011avr.22

Expectations Vs. Reality

Une image vaut parfois cent mots. En l'occurrence, c'est le sujet qui m'accable puisque je l'ai mainte fois abordé et bien sûr jamais conclu. Pourrait-il en être autrement ?

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Le geste est lui purement gratuit et opportun. J'adore ce titre de Sixto Rodrigues. La musique douce qui l'accompagne, le côté mélodramatique mais léger. Et la chanson tout simplement. De celles qui font les voyages, d'horizons tenaces en soleil couchant. Un classique pourrait-on dire mais qu'il me plaît d'y prêter l'attention qu'il mérite dans le magnifique album Cold Fact, côtoyant le génial Sugar Man.

Et la nuit qui m'appelle me donne l'excuse parfaite pour m'adonner aux joies et peines du Giving substance to shadows, repoussant un peu plus un sommeil farouche pourtant si mérité.

Image : Kristian Bjornard

2011mar. 1

To the lighthouse

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2011janv.26

Easy listening #12

1979. Le groupe allemand Orlando Riva Sound se réveille un beau matin en Bootsy Collins, croise un Bee Gees et l'avale. Conséquence, un Body To Body Boogie totalement epic et aux accents disco funk improbables. Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux consonances trop évidentes et comme le veut l'adage, à la fin, c'est toujours l'Allemagne qui gagne !!

Servi frais et pitché pour vous plaire...

2010nov.14

Lying down I feel it all around

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2010oct.17

Tempus Fugit

Les jours passent et ne se ressemblent guère. Parfois. Demain et lendemains, sans queue ni tête, formant à l'infini la ribambelle des possibles. L'idée est féconde et creuse son nid. C'est qu'elle y va de son petit air nonchalant, tour à tour volage et pernicieuse, quand elle ne vous en joue pas un. La ribambelle des jours, des semaines. Des mois et des années. Qui passent, rebondissent. Virevoltent et s'enfuient. Ma perception n'est pas la vôtre. Ni la tienne. Subjectivités, je vous chérie.

Eviter le ressac.

Des années qu'on grave dans sa mémoire, on n'en retient généralement que la quintessence. Filtres d'amour, toujours. Le jeu, la méthode, consiste principalement à mépriser ce qui gêne. Les sélectifs s'en sortent souvent bien, les affectifs font comme ils peuvent et les tgvistes ne loupent jamais leur train, celui qui imprime son mouvement, de l'avant. Ne te retourne surtout pas.

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Ne pas avancer, c'est reculer

Aporie du pauvre s'il en est, la réalité sonne et résonne de toutes ses cordes quand elle trace ces chemins qu'on traverse. Present perfect encore et toujours. Le repli est autant dans la projection de soi que dans l'anachronisme des sentiments. Car elle n'existe pas, cette Réalité. Elle n'est que l'essence conjuguée d'un millier d'artefacts trébuchants qui me parlent et m'évoquent autant que je lui souffle et l'inspire. J'y suis, je n'y reste pas bien longtemps mais juste un temps, celui de la percevoir comme l'immuable en mouvement perpétuel.

Les jours passent et ne se ressemblent guère. Accoudé à ma fenêtre, contemplatif, je n'ai pas bougé d'un iota mais je nierai sous la torture n'avoir pas changé.

Tempus fugit

2010sept.20

Gone

C'est la rentrée, je suis de retour. Pas toi.

Parti juste un temps mais qu'il fût bon de se retrouver loin, s'abandonner. Dissonance amusante tant il est vrai qu'il suffit parfois de se perdre loin, loin, si loin pour fréquenter à nouveau ses rivages et s'adonner sans peine à l'introspection de soi. Penser au nécessaire, ne pas oublier le superflu. Il a ses atours et on ne saurait les négliger quand il s'agit justement de lacher prise. C'est ça aussi les voyages. Laisser (se) filer les métaphores, lézarder un peu, se baigner toujours. Jouir aussi.

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Mélopée fantastique, pensées érotiques.

La musique aussi sait jouer de ses atours quand il s'agit de laisser vagabonder son esprit. Raviver ses pensées les plus enfouies en réalité soudaine, feindre d'y croire quand l'évidence est saisissante à l'envie. Je ne sais plus trop ce qui me consume ou m'anime. Mais, j'exhorte !!
J'exhorte mes Naïades à ne pas rompre la belle promesse qu'elles ont tue. A ne pas revenir trop tôt. Encore quelques minutes...

Ses seins suspendus sur jardin capricieux.

Devant moi, les rivages d'une vie qui n'est plus la mienne. La nôtre. Je caresse l'idée et les revers, tactile, d'une main nonchalante mais décidée. A en découdre avec toi, tes horizons et tes verticales. A ne perdre aucune goûte. A s'ébouriffer autant qu'on s'en souvienne. C'est l'avantage des rêves qui n'en finissent pas de se réinventer. Ces mondes, on n'en connaît que les détours, rarement les chemins. Ses mondes, j'y hasardais quelques fois une tête puis moi tout entier, maugréant quelque peu.

Du moment présent, passé et révolu. De tous les instants, la chanson de Roland (Bautista) n'est qu'une échappée mais qu'il fût bon de s'y laisser charmer.

Gone!

2010juil.25

L'empire contre-attaque

Une infographie de Pedro Miguel Cruz, signifiante et bien réalisée, qui rend compte du déclin des empires maritimes du 19 et 20e siècle que sont la France, l'Angleterre, le Portugal et l'Espagne :

Le mieux étant de la voir sur vimeo pour profiter de la version HD en plein écran :-)

L'explication de l'auteur sur sa méthodologie :

The data refers to the evolution of the top 4 maritime empires of the XIX and XX centuries by extent. I chose the maritime empires because of their more abrupt and obtuse evolution as the visual emphasis is on their decline. The first idea to represent a territory independence was a mitosis like split — it’s harder to implement than it looks. Each shape tends to retain an area that’s directly proportional to the extent of the occupied territory on a specific year. The datasource is mostly our beloved wikipedia. The split of a territory is often the result of an extent process and it had to be visualized on a specific year. So I chose to pick the dates where it was perceived a de facto independence (e.g. the most of independence declarations prior to the new state’s recognition). Dominions of an empire, were considered part of that empire and thus not independent.

Quels meilleurs prétextes que cette vision god like d'un monde qui change et les thèmes d'indépendance et de prise en main de leur liberté par certains peuples pour vous faire (re)découvrir un classique du frenchie DJ Cam, producteur et grand prêtre du abstract hip-hop en France. Certes un rien capilotracté mais au dessus de tout, il y a l'amour que nous portent les gens de la planète bleue... !! Alors hein ^^

PS: Une autre version revue et corrigée|http://vimeo.com/11506746|en] de l'infographie existe mais j'avoue ne pas aimer la trame sonore qui a été ajoutée puis je la trouve plus confuse, trop chargée. Les goûts et les couleurs, comme on dit...

2010juil.22

Outro

Un début, une fin. Ma préférence a fait son chemin. Comme moi, qui devisait récemment sur cette destination et son peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Evolution, rien n'est moins sûr. Ce que je sais, c'est qu'il est rarement judicieux de taire ce qui veut s'exprimer ni de maudire le contexte et sa temporalité.

Sans fin, pas de début. Plans séquences. Doucement pour commencer s'amoncellent les petits riens qui plaisent, ceux qui fâchent. Crescendo. Des impressions, sans retenue. Par touches successives. S'effleurer, c'est beaucoup. C'est tout.

C'est tout ?!...

Annexes

2010juil. 6

Easy listening #10

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C'est l'été et ça faisait déjà bien longtemps qu'un petit easy n'avait pas pointé le bout de son nez ici bas. Du lourd et bien moite, sucré à souhait, aux atours cuivrés flirtant à peine avec un africanism d'une époque qu'on croyait révolue. 6th Borough Project, c'est Craig Smith, un anglais qui se veut discret par le nombre de ses productions où l'on s'effare de ne pas tomber sur ce titre Hang On pourtant si accrocheur.

Hang On, summer is for now!!

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