Keyword - Humeur
2011juin17
Etre ou ne pas être...
11:35 - Denis
Je suis l'enfant terrible
Je suis un corps qui danse
Je suis grâce et décadence
Je suis jeune mais poli
Je suis fébrile quand elle me plaît
Je suis loin, mes abîmes singuliers
Je suis fort des sentiments qui m'accablent
Je suis insatiable, tu me manques
Je suis en voyage
Je suis rêveur, diplopie
Je suis poly-amoureux, fidèle
Je suis perdu
Je suis rarement là où il faut
Je suis allergique, les cons ça ose tout
Je suis grand
Je suis l'exception, putain de règles
Je suis tellurique, terrien si vous voulez
Je suis en colère
Je suis surnuméraire, fais moi une place
Je suis las et pour combien de temps encore ?
Je suis là mais plus pour longtemps
Annexes
2010mai 9
Spéculation
14:59 - Denis
On se souvient tous de cette chère grippe H1N1 qui devait nous terrasser les uns après les autres. C'était il y a peu, c'était l'angoisse. Et une mesure d'urgence par-ci et un plan mondial de refourgue de vaccins vaccination par-là. Mais d'H1N1 il n'a pas toujours été question. Grippe mexicaine puis grippe porcine, on a pu suivre l'évolution chaotique du nom qu'on donnait alors au mal incarné et qui faisait les gros titres des médias. Grouik !
L'histoire ne se répète pas, elle bégaie.[1]

En fil rouge, la crise. Pardon, LA crise et sa corollaire grecque. Celle qui dure. Celle qui cautionne les régressions de tout sur tout. Pour rien ou si peu de bénéfices. Mutante et répliquante, capable de s'adapter comme son hôte (i.e. le Capitalisme) et de se nourrir des incohérences qui l'anime. Les inégalités source de progrès ? Mais quel progrès ? De qui, de quoi ? Pour qui ?
Pourtant, c'est sympa la Grèce. Ensoleillement garanti sur facture, tomates goûteuses et...tous les poncifs habituels. Elle se voit depuis peu affublée d'un préfixe dont elle se serait bien passée. La question qui m'occupe l'esprit c'est, à l'instar de cette chère grippe, quel sera le prochain nom de LA crise ? Peu de chance qu'elle reste grecque longtemps. Le terme sera plus technique ou plus abstrait encore, impalpable. La crise des marchés peut-être. Figure religieuse d'une entité qu'on nomme mais qu'on ne saisit pas, omnipotente et autonome. Un terrain de jeu et d'expérimentation en tout genre. Spin Off européen d'un mal argentin qui commence à tous nous taper sur le système. Littéralement et socialement.
Et si elle finissait par prende le nom et la forme d'une crise humanitaire[2] ?
Simple spéculation, sans conséquence...
Notes
[1] Phrase attribuée à Karl Marx
[2] La définition Wikipédia : Une crise humanitaire est une situation dans laquelle la vie d'un grand nombre de personnes est menacée, et la mise en œuvre de moyens extraordinaires, dépassant ceux de l'aide humanitaire classique, est nécessaire pour éviter une catastrophe ou au moins en limiter les conséquences.
2010avr.23
Les promesses...
01:41 - Denis
...c'est comme les toujours, comme les jamais. Ça n'engage à pas grand chose mais la grandiloquence coutumière qui les accompagne les fait résonner pour un temps. Longtemps. Après, on s'entiche des mots qu'on a proférés comme ça, un peu légèrement. On les conjugue à souhait. On se dit qu'à raison ils avaient leur place dans ce foutra de conjectures trébuchantes. A raison, tout juste. De toutes manières, y repenser n'apporte que bien rarement son lot de consolation. De satisfactions. C'est fait, c'est fait. Les regrets n'ont jamais fait avancer celui qui s'y attarde. Les ranger dans un coin de sa tête, oui. Les mépriser comme les nier, non.
Parfois pour le mieux. Et beau, comme ces moments riches d'une plénitude qu'on croirait volée. Empruntée. Que nous sommes quand l'expression se fait reine et que la Terre même n'ose à peine respirer, retenue puis débridée exprimant tour à tour l'élan incertain mais soutenu d'un instant fuyant, impalpable. Se projeter loin, loin c'est aussi se construire une image de soi. Détachée des aléas que l'infortune brasse mais si bien ancrée dans le rêve éveillé qu'animent les foules. Je l'ai souhaité plus d'une fois. Ardemment. A l'accoutumée aussi, ne me délassant pas de ses bras accueillants qui savent porter les bons mots à la bonne oreille. Ne dit-t-on pas que les promesses n'engagent que ceux qui les croient ? Adage éculé entre tous, sa corolaire politique a cela d'abjecte qu'elle formule le jeu de pouvoir des uns sur les autres. De ceux qui savent exprimer leurs certitudes avec la magnificence de circonstance pour empocher les convictions du plus grand nombre. Hors-sujet.
J'en suis avare. Il y a bien celle-là oui. A peine trahie une, ou deux. En musique elle est si belle. Mais la dire, surtout. Un souvenir prégnant, mélange de parfums crasses, qu'on n'oublie pas et qui se rappellent à nous quand la garde se fait basse De ceux qui transpirent malgré vous de tout l'être qu'on essaye d'être. Devenir. De ceux encore qui nous empêchent d'être totalement libre. Prisonnier volontaire épris d'une idée qu'on a pas tout à fait par hasard placée au dessus de tout. de toutes considérations. Ne pas avancer, ça n'est pas reculer. Les regrets toujours.
Et je n'arrive pas à l'exprimer par le sujet, le verbe et le complément. Des phrases quoi. Intelligibles. Comme à l'étroit. Pourtant ça fourmille, ça plussoie, ça veut sortir. Peut-être l'exercice est-il lui-même faussé.
A l'évidence, peux mieux faire. Promis !!
Annexes
2009sept.19
Hey You
16:16 - Denis
S'il ne faut pas va vivre le regard rivé sur son rétroviseur, il est bon parfois de se remémorer ces instants simples mais agréables où tout semble flotter. Y compris moi.
Charmante piqûre de rappel que cette vidéo des Pony Pony Run Run pour le titre Hey You. Interpellant au possible.
Shall we go now ?
Via Caroline C.
2009sept. 5
Elections Run by Same Guys Who Sell Toothpaste
00:03 - Denis
Un travail très intéressant réalisé par Joel Cocks dans le cadre du projet Degree Show Project
et qui met en œuvre une série d'affiches composées d'images superposées, transparentes et saturées en couleur.
L'original étant souvent mieux que la copie, voici expliqué le propos de ce projet :
“Elections are run by the same guys that sell toothpaste” (Chomsky, 2005).
This project is a critical examination of the contemporary election campaign. It explores the role that the public relations industry, political consultancy firms and the media play in shaping the public perceptions of political candidates.

Une manière bien originale de porter le discours de Noam Chomsky et magnifiée par la finesse et l'originalité des compositions de Joel Cocks nominé pour l'occasion à la finale du Designers Institute of NewZealand Best Design Awards 2009
.

Pendant ce temps, Sarah Jones se délie et balance sur ses petits amis du milieu, posant avec génie son spoken-words sur une instru bien vue de Dj Vadim. De quoi mettre tout le monde d'accord, de Gill Scott Heron à Ani DiFranco.
Mélange des genres ? Assurément !! Assumé.
2009juin23
Philippe K. & Dominique A.
01:26 - Denis
Niché au cœur d'une sombre compilation automnale des Inrocks, on trouve ce titre bi-potentiel et inédit de Katerine et Dominique A., Manque-moi moins. Pas vraiment un coming out mais une provocation en bonne et due forme par deux grands môssieurs de la chanson française. L'un plus connu pour ses frasques, l'autre pour sa discrétion à nulle autre pareil.

Ressurgissent alors cet amour impossible à Copenhague ou cette balade nonchalante dans les hauts quartiers de peine et je me dis que ces albums avaient ce petit rien qui fait tout et qu'ils me manquent d'autant plus. C'était mieux avant ?
Annexes
2009fév. 1
1972-2009
03:50 - Denis
En 1972, Timmy Thomas chante Why Can't We Live Together et l'Amérique toute entière s'éprend de ce titre passionné et soulful.
Quelques 37 années plus tard, rien n'a vraiment changé.

Tout le monde semble encore se demander pourquoi le monde ne tourne pas rond, lui qui l'est tant, pourquoi des guerres business fardées de mensonges avoués sont totalement pardonnées, pourquoi la course au profit sans foi ni loi reste impunie quand d'autres font de la prison pour avoir blasphémé une royauté, pourquoi le fossé se creuse inexorablement entre riches et pauvres, [...], pourquoi ?
Autant de sujets qu'on pourrait croire si différents mais le sont-ils vraiment ?
2008déc.23
Je t'aime...stop...rien à t'offrir...stop !
02:36 - Denis

You & Me par Patrick Leger
Annexes
2008oct.23
EOL
01:21 - Denis
Mes euphories telluriques
En souvenirs prégnants
Souffrent sur moi le temps
Des amours anarchiques
Annexes
2008oct. 7
Noir et blanc
00:41 - Denis
Déjà quinze jours. Sans la mer, sans cette chaleur qui tôt ou tard, partout, vous entoure et vous tient par l'envie. Là bas, les journées et les nuits s'enchaînent et se ressemblent. Température constante, hygrométrie timide et éthylomètres qui s'enflamment. La machine est si bien huilée que les vertiges se conjuguent au collectif. Trop bien parfois, au point d'étouffer sous le poids d'une contrainte toute fictive qu'elle est. Mais ressentie parfois. Chacun y trouve son compte, à sa mesure. Ce qu'il y a de bien, c'est le champ des possibles. L'expérience se vit à qui mieux le peut et tout le monde peut y trouver le contentement qu'il est en droit d'espérer.
Un soir donc. Happé par l'obscurité du rivage, je m'éloigne, moi et ma douce mélancolie, pour échapper un moment au vacarme ambiant qui commence à me peser. Une nuit noire, nuageuse et contrastée par la lune qui brille à nulle autre pareil. Le vent me rappelle que je ne suis pas endormi, allongé que je suis sur ce transat qui me fait traverser la frontière du réel et me mène tout droit à mes fantômes. Vous savez, je vous parle de ces moments d'accès à soi, de ceux qui vous permettent de toucher du doigts son ipséité. Dans toute sa complexité et sa subjectivité.
Silence en noir et blanc. Comme le ciel, qui écrit sur moi les incertitudes qui m'obsèdent. La pluie ne viendra pas. Mon verre continue de se vider quand j'entends des pas puis mon nom. On se reconnaît sans vraiment se connaître. Pudeur dévoilée par l'obscurité d'une nuit qui autorise tout. L'appel du large aura été plus fort que la raison. Le bain fût bon, pile à l'heure. Est-ce un crime ? A ce moment, tout semblait flotter, légers que nous étions ainsi plongés dans cette mer sombre mais chaude. A nu, cachés de nos intimités par le voile à peine clos d'une nuit à la seule lueur de la lune blanche éclatante. J'étais sauvé de mes pensées, pour la soirée, extrait du monde le temps d'un instant, à se découvrir autant qu'on s'exposait. Un moment d'une charmante simplicité où l'envie se conjugue à l'intérêt qu'on se porte à se regarder tel qu'on est, derrière les façades diurnes. De celles qu'on se sert pour passer inaperçu. Pour masquer ses malheurs comme ses bonheurs, feindre l'exponentiel quand ça népérien (n'est pas rien, ahah !).
Plus tard, tout redevenait comme avant. On se reconnaît sans vraiment se connaître. Avec ce petit petit supplément de je ne sais quoi, souvenir éthéré d'un instant fugace entre tous. En noir puis blanc.
Annexes
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