Les jours passent et ne se ressemblent guère. Parfois. Demain et lendemains, sans queue ni tête, formant à l'infini la ribambelle des possibles. L'idée est féconde et creuse son nid. C'est qu'elle y va de son petit air nonchalant, tour à tour volage et pernicieuse, quand elle ne vous en joue pas un. La ribambelle des jours, des semaines. Des mois et des années. Qui passent, rebondissent. Virevoltent et s'enfuient. Ma perception n'est pas la vôtre. Ni la tienne. Subjectivités, je vous chérie.
Eviter le ressac.
Des années qu'on grave dans sa mémoire, on n'en retient généralement que la quintessence. Filtres d'amour, toujours. Le jeu, la méthode, consiste principalement à mépriser ce qui gêne. Les sélectifs s'en sortent souvent bien, les affectifs font comme ils peuvent et les tgvistes ne loupent jamais leur train, celui qui imprime son mouvement, de l'avant. Ne te retourne surtout pas.

Ne pas avancer, c'est reculer
Aporie du pauvre s'il en est, la réalité sonne et résonne de toutes ses cordes quand elle trace ces chemins qu'on traverse. Present perfect encore et toujours. Le repli est autant dans la projection de soi que dans l'anachronisme des sentiments. Car elle n'existe pas, cette Réalité. Elle n'est que l'essence conjuguée d'un millier d'artefacts trébuchants qui me parlent et m'évoquent autant que je lui souffle et l'inspire. J'y suis, je n'y reste pas bien longtemps mais juste un temps, celui de la percevoir comme l'immuable en mouvement perpétuel.
Les jours passent et ne se ressemblent guère. Accoudé à ma fenêtre, contemplatif, je n'ai pas bougé d'un iota mais je nierai sous la torture n'avoir pas changé.
Tempus fugit








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