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2011juin26

Le ridicule ne tue pas...

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2011juin17

Etre ou ne pas être...

Je suis l'enfant terrible
Je suis un corps qui danse
Je suis grâce et décadence
Je suis jeune mais poli
Je suis fébrile quand elle me plaît
Je suis loin, mes abîmes singuliers
Je suis fort des sentiments qui m'accablent
Je suis insatiable, tu me manques
Je suis en voyage
Je suis rêveur, diplopie
Je suis poly-amoureux, fidèle
Je suis perdu
Je suis rarement là où il faut
Je suis allergique, les cons ça ose tout
Je suis grand
Je suis l'exception, putain de règles
Je suis tellurique, terrien si vous voulez
Je suis en colère
Je suis surnuméraire, fais moi une place
Je suis las et pour combien de temps encore ?
Je suis là mais plus pour longtemps

2011fév. 8

+10

J'aime bien cette photo.

Je m'y reconnais, toute abimée qu'elle est aux entournures. Le teint blafard et la mine vintage, heureux hasard d'un cliché tiré à la va vite. Les circonstances elles-même n'ont rien d'habituelles, ni le costume dont je suis affublé. C'était en 2001, il y a 10 ans et je pose, lové contre un mur qui malgré mes efforts répétés restera muet.

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Elle me rappelle qu'il n'y a pas d'âge pour se transfigurer.

L'éclat n'est certes plus le même. Les coins cornés, toujours. Où l'on parle d'un regard nouveau porté sur soi. Ces petites choses de tous les jours qui sur un rien font nos renaissances. Petites et grandes. Durables pour certaines. Le temps qu'il s'use, ce temps qui passe.

A l'heure des bilans, comme on dit, on additionne et soustrait, n'épargnant ni la mesure des affres qui fâchent, ni l'indicible étreinte d'une joie, comme ça ! Les calculs et moi. Le flou faussement artistique qui entoure ce funeste chiffrage des âges n'est autre qu'une manipulation consentie d'un esprit tourmenté par ses souvenirs. Ceux qui m'échappent et ceux qui redoublent d'effort à ne pas se taire. A dire vrai, on compte souvent sur les autres dans ces moments là. En vain. Vanité pour les uns, hypocrisie systémique pour les autres. Est-ce à dire qu'il me faudra bien un jour mettre au pas tout ce petit monde dans ma tête ? Préférant sans conteste l'ordonnancement d'une vie réussie au maelstrom branlant d'un parcours faute d'obstacle ?

J'ai un doute...

D'ici là, Ô combien de Mountains Beyond Mountains.

2010sept.20

Gone

C'est la rentrée, je suis de retour. Pas toi.

Parti juste un temps mais qu'il fût bon de se retrouver loin, s'abandonner. Dissonance amusante tant il est vrai qu'il suffit parfois de se perdre loin, loin, si loin pour fréquenter à nouveau ses rivages et s'adonner sans peine à l'introspection de soi. Penser au nécessaire, ne pas oublier le superflu. Il a ses atours et on ne saurait les négliger quand il s'agit justement de lacher prise. C'est ça aussi les voyages. Laisser (se) filer les métaphores, lézarder un peu, se baigner toujours. Jouir aussi.

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Mélopée fantastique, pensées érotiques.

La musique aussi sait jouer de ses atours quand il s'agit de laisser vagabonder son esprit. Raviver ses pensées les plus enfouies en réalité soudaine, feindre d'y croire quand l'évidence est saisissante à l'envie. Je ne sais plus trop ce qui me consume ou m'anime. Mais, j'exhorte !!
J'exhorte mes Naïades à ne pas rompre la belle promesse qu'elles ont tue. A ne pas revenir trop tôt. Encore quelques minutes...

Ses seins suspendus sur jardin capricieux.

Devant moi, les rivages d'une vie qui n'est plus la mienne. La nôtre. Je caresse l'idée et les revers, tactile, d'une main nonchalante mais décidée. A en découdre avec toi, tes horizons et tes verticales. A ne perdre aucune goûte. A s'ébouriffer autant qu'on s'en souvienne. C'est l'avantage des rêves qui n'en finissent pas de se réinventer. Ces mondes, on n'en connaît que les détours, rarement les chemins. Ses mondes, j'y hasardais quelques fois une tête puis moi tout entier, maugréant quelque peu.

Du moment présent, passé et révolu. De tous les instants, la chanson de Roland (Bautista) n'est qu'une échappée mais qu'il fût bon de s'y laisser charmer.

Gone!

2010juil.22

Outro

Un début, une fin. Ma préférence a fait son chemin. Comme moi, qui devisait récemment sur cette destination et son peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Evolution, rien n'est moins sûr. Ce que je sais, c'est qu'il est rarement judicieux de taire ce qui veut s'exprimer ni de maudire le contexte et sa temporalité.

Sans fin, pas de début. Plans séquences. Doucement pour commencer s'amoncellent les petits riens qui plaisent, ceux qui fâchent. Crescendo. Des impressions, sans retenue. Par touches successives. S'effleurer, c'est beaucoup. C'est tout.

C'est tout ?!...

Annexes

2010juin13

Radio Hype Not Hype

Tous les ans la même rengaine : J'ai un projet perso, faire une radio, j'y réfléchis mais n'y travaille pas assez. En gros, ça n'avance pas, ou bien trop peu. Des promesses aussi, que je me fais, privilège singulier de les trahir sans avoir à rendre de compte. A force, ça use. Il me manque comme une amorce.

Si je fais le point sur mes errements, je me retrouve dépourvu de la moindre certitude à l'exception près de l'idée, celle qu'on majuscule quand elle ne porte pas de nom et ne se manifeste pas à l'écrit, si peu exprimée.

Ou alors :

Une radio toute en subjectivité qui laisse fuir ses musiques synaptiques à qui l'écoute et incombe les choix de ses affinités electives

J'aurai pu faire plus simple. Question d'habitude. Faut savoir s'en amuser et surtout s'en excuser. Par avance, pour mieux botter en touche quand il sera question d'y revenir, au manifeste. Et de se cacher alors derrière la poudre aux yeux jetée ici en lecture, dénuée de sens pour beaucoup, interprétable pour d'autres. Subjectivité(s) !!

Zia

Une modeste proposition radiophonique, pas à la demande, do it yourself enchaîné dans l'esprit éclectique de ce même blog et avec les dissonances qui s'imposent de temps à autre pour marquer ces exceptions qui font une signature.

Quoi de mieux pour l'incarner que cette pépite Helelyos, surréaliste et addictive, extraite de la compilation Pomegranates, mélange improbable de funk, pop et psyché orientale des années 70.

Enjoy, le meilleur est pour demain !!

2010avr.25

Une année sur Last.fm

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Source: Music Universe by Last.fm

2010avr.23

Les promesses...

...c'est comme les toujours, comme les jamais. Ça n'engage à pas grand chose mais la grandiloquence coutumière qui les accompagne les fait résonner pour un temps. Longtemps. Après, on s'entiche des mots qu'on a proférés comme ça, un peu légèrement. On les conjugue à souhait. On se dit qu'à raison ils avaient leur place dans ce foutra de conjectures trébuchantes. A raison, tout juste. De toutes manières, y repenser n'apporte que bien rarement son lot de consolation. De satisfactions. C'est fait, c'est fait. Les regrets n'ont jamais fait avancer celui qui s'y attarde. Les ranger dans un coin de sa tête, oui. Les mépriser comme les nier, non.

Parfois pour le mieux. Et beau, comme ces moments riches d'une plénitude qu'on croirait volée. Empruntée. Que nous sommes quand l'expression se fait reine et que la Terre même n'ose à peine respirer, retenue puis débridée exprimant tour à tour l'élan incertain mais soutenu d'un instant fuyant, impalpable. Se projeter loin, loin c'est aussi se construire une image de soi. Détachée des aléas que l'infortune brasse mais si bien ancrée dans le rêve éveillé qu'animent les foules. Je l'ai souhaité plus d'une fois. Ardemment. A l'accoutumée aussi, ne me délassant pas de ses bras accueillants qui savent porter les bons mots à la bonne oreille. Ne dit-t-on pas que les promesses n'engagent que ceux qui les croient ? Adage éculé entre tous, sa corolaire politique a cela d'abjecte qu'elle formule le jeu de pouvoir des uns sur les autres. De ceux qui savent exprimer leurs certitudes avec la magnificence de circonstance pour empocher les convictions du plus grand nombre. Hors-sujet.

J'en suis avare. Il y a bien celle-là oui. A peine trahie une, ou deux. En musique elle est si belle. Mais la dire, surtout. Un souvenir prégnant, mélange de parfums crasses, qu'on n'oublie pas et qui se rappellent à nous quand la garde se fait basse De ceux qui transpirent malgré vous de tout l'être qu'on essaye d'être. Devenir. De ceux encore qui nous empêchent d'être totalement libre. Prisonnier volontaire épris d'une idée qu'on a pas tout à fait par hasard placée au dessus de tout. de toutes considérations. Ne pas avancer, ça n'est pas reculer. Les regrets toujours.

Et je n'arrive pas à l'exprimer par le sujet, le verbe et le complément. Des phrases quoi. Intelligibles. Comme à l'étroit. Pourtant ça fourmille, ça plussoie, ça veut sortir. Peut-être l'exercice est-il lui-même faussé.

A l'évidence, peux mieux faire. Promis !!

2010janv.13

Tôt ou tard ?!!

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Photo : anitabling

2009nov.28

I Heart my Art

Avoir son train de retard a du bon parfois. C'est toujours l'occasion de crapahuter ici et là, à la recherche d'un peu d'inspiration. Qui sait, le temps d'attendre le prochain (train). Et de prendre un peu de recul sur ce monde de l'immédiateté, toujours plus vite, remixant jusqu'à plus rien ses artéfacts éphémères. Faut-il y voir une vertu ? Rien n'est moins sûr. Le bien, le mal ou encore le mieux n'ont pas grand chose à voir dans cette affaire. Juste qu'en l'espace de quelques années, ce qui semblait être le média du renouveau créatif a pu (ou su) se transformer en un hub immense répétant à l'infini ce qui se digère encore le mieux de nos jours : le pré-mâché. Eurk!!!

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Est-ce le propos de Hugh MacLeod dans son cartoon History Of My Blog déjà présenté en 2007 et mis au goût du jour comme pour affirmer un peu plus l'inéluctabilité du processus. Pas vraiment. Si les médias traditionnels se concentrent encore et toujours, il n'en va pas de même sur l'Internet où la nature a encore plus peur du vide, voyant naître de nouvelles initiatives, alternatives, dès qu'un site historiquement prescripteur rejoint l'escarcelle des régisseurs de blogs et autres consortium mass-médiatique.

Pourquoi une telle évolution alors ? Juste les blogs ? Naïvement, je dirais que le blog en tant que média naît de l'envie de son auteur de partager ses expériences, passions ou expertises. D'échanger aussi. Naïvement, car certains ne sont bien sûr que le fruit opportuniste d'une étude de marché bien calibrée. A la niche !

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L'usure peut-être ? L'esthétisme du centre, l'appel de l'asymptote ? Le conformisme galopant ?

Qu'importe ! En 2001, les deux anglaises de Robots In Disguise chante DIY, hymne à la création, à cette génération des possibles qu'elles incarnent et qui s'amuse des outils que l'époque met à leur disposition. (R)évolution permanente, cercles vertueux d'une mondialisation positive se nourrissant de l'Internet autant qu'elle en est l'expression.

I ♥ my art

Sans prétention, aucune. Juste l'affirmation d'un amateurisme professionnel, d'un professionnalisme dilatante. Parti pris. Hype Not Hype est né en 2007, de ce besoin d'exprimer par l'indécence parfois, la poésie rarement, les mots tout simplement, mes pensées furtives comme mes sentiments enfouis, mes grognes aussi. En musique, toujours. Do It Yourself pour les accents de sincérité, les excès de soi, conjugués.

Année une, objectif lune.
Année deux, c'est mieux :)
Année trois, on verra !

2009août23

Sophismes au coeur

Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Le cœur à peine à l'ouvrage, me laissant glisser paisiblement dans les tréfonds d'un sommeil salvateur. Longtemps déjà. C'est depuis si j'ai vu grandir ma peine à l'idée de m'endormir, affrontant ses battements sourds et résonnants. Communication rompue.

Tu n'as pas toujours été un mystère pour moi.

J'ai pensé te connaître. Te mépriser pour ce que tu ne voulais pas être, t'aimer plus fort pour ce que j'avais pu voir en toi, dans ton ipséité la plus sincère. Moments de faiblesse, la garde n'est pas toujours haute quand on se rapproche. Parfois je n'ai pas voulu te connaître, préférant tes parfums à ton étreinte. Parfois encore, tu n'étais qu'un mirage, vision fantasmatique et insaisissable d'une femme photo-réaliste.

Tu es multiple, équivoque pour me plaire quand d'autres s'allongent pour un rien. Tu es sublime, malgré toi et tes façons d'en découdre avec les autres. Tu n'es pas mon genre mais d'un genre qui me plaît. Tu es froide et cruelle quand ton petit monde s'écroule. Tu es moi quand je m'en éloigne. Tu es toi quand on s'en approche.

La confusion dans la clarté.

Je t'ai mille fois croisée. On ne s'est pas souvent croisés. L'histoire ne se raconte pas, elle se vit. La destination elle-même n'ayant que peu d'importance tant c'est le voyage qui compte. Je ne t'oublierai jamais. Tu m'oublieras certainement. Pas toi, je le sais.

Quant à moi, à nous, Il n'est jamais trop tard pour bien faire.

A bientôt, mon cœur.

2009août 2

Dancing

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