Keyword - Chanson
2011avr.22
Expectations Vs. Reality
01:32 - Denis
Une image vaut parfois cent mots. En l'occurrence, c'est le sujet qui m'accable puisque je l'ai mainte fois abordé et bien sûr jamais conclu. Pourrait-il en être autrement ?

Le geste est lui purement gratuit et opportun. J'adore ce titre de Sixto Rodrigues. La musique douce qui l'accompagne, le côté mélodramatique mais léger. Et la chanson tout simplement. De celles qui font les voyages, d'horizons tenaces en soleil couchant. Un classique pourrait-on dire mais qu'il me plaît d'y prêter l'attention qu'il mérite dans le magnifique album Cold Fact, côtoyant le génial Sugar Man.
Et la nuit qui m'appelle me donne l'excuse parfaite pour m'adonner aux joies et peines du Giving substance to shadows
, repoussant un peu plus un sommeil farouche pourtant si mérité.
Image : Kristian Bjornard
2010oct.17
Tempus Fugit
22:10 - Denis
Les jours passent et ne se ressemblent guère. Parfois. Demain et lendemains, sans queue ni tête, formant à l'infini la ribambelle des possibles. L'idée est féconde et creuse son nid. C'est qu'elle y va de son petit air nonchalant, tour à tour volage et pernicieuse, quand elle ne vous en joue pas un. La ribambelle des jours, des semaines. Des mois et des années. Qui passent, rebondissent. Virevoltent et s'enfuient. Ma perception n'est pas la vôtre. Ni la tienne. Subjectivités, je vous chérie.
Eviter le ressac.
Des années qu'on grave dans sa mémoire, on n'en retient généralement que la quintessence. Filtres d'amour, toujours. Le jeu, la méthode, consiste principalement à mépriser ce qui gêne. Les sélectifs s'en sortent souvent bien, les affectifs font comme ils peuvent et les tgvistes ne loupent jamais leur train, celui qui imprime son mouvement, de l'avant. Ne te retourne surtout pas.

Ne pas avancer, c'est reculer
Aporie du pauvre s'il en est, la réalité sonne et résonne de toutes ses cordes quand elle trace ces chemins qu'on traverse. Present perfect encore et toujours. Le repli est autant dans la projection de soi que dans l'anachronisme des sentiments. Car elle n'existe pas, cette Réalité. Elle n'est que l'essence conjuguée d'un millier d'artefacts trébuchants qui me parlent et m'évoquent autant que je lui souffle et l'inspire. J'y suis, je n'y reste pas bien longtemps mais juste un temps, celui de la percevoir comme l'immuable en mouvement perpétuel.
Les jours passent et ne se ressemblent guère. Accoudé à ma fenêtre, contemplatif, je n'ai pas bougé d'un iota mais je nierai sous la torture n'avoir pas changé.
Tempus fugit
Annexes
2010mar.14
En ce jour...
22:35 - Denis
Jean Ferrat a toujours été pour moi un héritage. De la culture de mes parents, à l'écouter inlassablement et au même titre que ses comparses Ferré, Brel ou Brassens. La longue dame brune aussi. Et ce disque noir où il met en musique et parole les poèmes de son ami Aragon. D'une fougue militante avérée et indéfectible à cette emphase qu'il mettait dans ses interprétations les plus kitch, il a su rester terrien autant qu'on peut l'être et honteusement indémodable car jamais vraiment à la mode.
Il nous a quitté, hier.
Alors, j'ai mis en scène son disque sur ma platine pour faire tourner une fois encore sa voix chaude et tonitruante.
Ecouter en ce jour ses espoirs d'un jour, un jour...
2009juil.22
Dirty French Psychedelics
19:48 - Denis

Que dire ? Je ne m'autorise que bien rarement à en faire l'article mais certains albums ou compilations méritent qu'on en parle, qu'on les partage. Pour autant, il n'est pas question ici de nouveauté en tant que telle mais belle et bien d'une chasse aux trésors dans les tréfonds du patrimoine francophone.
Bien sûr, les deux compères du Dirty Sound System n'en sont pas à leur premier délit de bons sons. Déjà remarqués pour leur sélection classieuse de "space" disco, ils nous livrent ici un disque rare en envoûtant, pour un genre où les français n'ont que peu excellé au regard du mouvement psychédélique anglais par exemple.
On y découvre, halluciné, Christophe dans l'espace, Nino Ferrer amoureux, Karl Heinz Shäfer utopiste militant ou encore Alain Kan pour une ode à toutes les drogues.
A écouter ou posséder de toute urgence !
2009juin23
Philippe K. & Dominique A.
01:26 - Denis
Niché au cœur d'une sombre compilation automnale des Inrocks, on trouve ce titre bi-potentiel et inédit de Katerine et Dominique A., Manque-moi moins. Pas vraiment un coming out mais une provocation en bonne et due forme par deux grands môssieurs de la chanson française. L'un plus connu pour ses frasques, l'autre pour sa discrétion à nulle autre pareil.

Ressurgissent alors cet amour impossible à Copenhague ou cette balade nonchalante dans les hauts quartiers de peine et je me dis que ces albums avaient ce petit rien qui fait tout et qu'ils me manquent d'autant plus. C'était mieux avant ?
Annexes
2008oct.23
EOL
01:21 - Denis
Mes euphories telluriques
En souvenirs prégnants
Souffrent sur moi le temps
Des amours anarchiques
Annexes
2008juil.30
Amoureuse
01:58 - Denis
Les Mansfield.Tya ne sont pas tout à fait comme vous. Ni comme moi d'ailleurs. Elles chantent l'amour comme on enfile des métaphores. Allusives !

Gracieuses et subtiles, nos amoureuses s'amusent de ces bijoux souriants qu'on désire impatients et se composent une ode elliptique du désir saphique. Poésie du réel ou réelle poésie ? Je ne sais pas mais, captif, je me laisse porter par ces paroles en musique qui expriment à leur manière un sentiment mêlé dont on n'a pas fini de disserter tant ses subjectivités sont multiples. Amours toujours.
Pendant ce temps, Léo réécoute son porno chic et salue la jeune garde.
Annexes
2008juil.11
Baby's romance
01:38 - Denis
Un air de rien, qui donne envie de tout. De se lover dans les bras de l'un(e), de porter contre son corps cet(te) autre. Pour autant, on s'y croirait. Mais que cache cette chanson aux abords si gnangnan ?
The baby’s sleeping in the crib up top
And baby’s sleeping above you
You will lift him to the parking lot
Your car is waiting there for you
Your car is waiting there for youI would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.
I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.The whiskey’s waiting on the firetop,
The baby’s going to drink too.
The lady’s got no clothes she’s at the shop.
But if she’d knew then she’d kill you.
The bugs are out cause they come out at night,
Usually they just bite our hands.
Cause normally we have clothes on without a fight,
But now fighting’s a part of baby’s romance.
But now fighting’s a part of baby’s romance.I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.
I know now, I know now, I know now,
I’m never gonna tell on you.Baby sleeps I can scrape your flower pots.
And baby’s sleeping against you.
I think he’d pray for an old motor car.
Or any bed made without you.
Or any bed made without you.I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.
I would like to see a little more propriety,
Cooperate with me and answer me
Without a plea.

Le sujet fait débat. Pour ma part, je ne suis pas sur d'en avoir saisi toutes les subtilités. Ça me fait un peu penser à ce film pour le moins culte qu'est Lost Highway par le génial David Lynch. Une photo magnifique, des plans intemporels et une œuvre dont on est finalement un peu le héros tant la compréhension du scénario reste à l'entière discrétion du spectateur. Un film, une chanson et comme ici, des paroles auxquelles on peut prêter toutes les intentions, tant d'attentions.
Pour ma part, je reste sceptique et ne me suis pas encore décidé sur le sens à lui donner. Mais une certitude pour un grand merci confessé à ce titre, petite merveille offerte à nos oreilles par un Chris Garneau inspiré dans son album Music For Tourists sorti en 2006.
Chut...
Annexes
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