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2010mai10

Enter the Void - Gaspar Noé

2010mai 9

Spéculation

On se souvient tous de cette chère grippe H1N1 qui devait nous terrasser les uns après les autres. C'était il y a peu, c'était l'angoisse. Et une mesure d'urgence par-ci et un plan mondial de refourgue de vaccins vaccination par-là. Mais d'H1N1 il n'a pas toujours été question. Grippe mexicaine puis grippe porcine, on a pu suivre l'évolution chaotique du nom qu'on donnait alors au mal incarné et qui faisait les gros titres des médias. Grouik !

L'histoire ne se répète pas, elle bégaie.[1]

En fil rouge, la crise. Pardon, LA crise et sa corollaire grecque. Celle qui dure. Celle qui cautionne les régressions de tout sur tout. Pour rien ou si peu de bénéfices. Mutante et répliquante, capable de s'adapter comme son hôte (i.e. le Capitalisme) et de se nourrir des incohérences qui l'anime. Les inégalités source de progrès ? Mais quel progrès ? De qui, de quoi ? Pour qui ?

Pourtant, c'est sympa la Grèce. Ensoleillement garanti sur facture, tomates goûteuses et...tous les poncifs habituels. Elle se voit depuis peu affublée d'un préfixe dont elle se serait bien passée. La question qui m'occupe l'esprit c'est, à l'instar de cette chère grippe, quel sera le prochain nom de LA crise ? Peu de chance qu'elle reste grecque longtemps. Le terme sera plus technique ou plus abstrait encore, impalpable. La crise des marchés peut-être. Figure religieuse d'une entité qu'on nomme mais qu'on ne saisit pas, omnipotente et autonome. Un terrain de jeu et d'expérimentation en tout genre. Spin Off européen d'un mal argentin qui commence à tous nous taper sur le système. Littéralement et socialement.

Et si elle finissait par prende le nom et la forme d'une crise humanitaire[2] ?

Simple spéculation, sans conséquence...

Notes

[1] Phrase attribuée à Karl Marx

[2] La définition Wikipédia : Une crise humanitaire est une situation dans laquelle la vie d'un grand nombre de personnes est menacée, et la mise en œuvre de moyens extraordinaires, dépassant ceux de l'aide humanitaire classique, est nécessaire pour éviter une catastrophe ou au moins en limiter les conséquences.

2010avr.25

Une année sur Last.fm

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Source: Music Universe by Last.fm

2010avr.23

Les promesses...

...c'est comme les toujours, comme les jamais. Ça n'engage à pas grand chose mais la grandiloquence coutumière qui les accompagne les fait résonner pour un temps. Longtemps. Après, on s'entiche des mots qu'on a proférés comme ça, un peu légèrement. On les conjugue à souhait. On se dit qu'à raison ils avaient leur place dans ce foutra de conjectures trébuchantes. A raison, tout juste. De toutes manières, y repenser n'apporte que bien rarement son lot de consolation. De satisfactions. C'est fait, c'est fait. Les regrets n'ont jamais fait avancer celui qui s'y attarde. Les ranger dans un coin de sa tête, oui. Les mépriser comme les nier, non.

Parfois pour le mieux. Et beau, comme ces moments riches d'une plénitude qu'on croirait volée. Empruntée. Que nous sommes quand l'expression se fait reine et que la Terre même n'ose à peine respirer, retenue puis débridée exprimant tour à tour l'élan incertain mais soutenu d'un instant fuyant, impalpable. Se projeter loin, loin c'est aussi se construire une image de soi. Détachée des aléas que l'infortune brasse mais si bien ancrée dans le rêve éveillé qu'animent les foules. Je l'ai souhaité plus d'une fois. Ardemment. A l'accoutumée aussi, ne me délassant pas de ses bras accueillants qui savent porter les bons mots à la bonne oreille. Ne dit-t-on pas que les promesses n'engagent que ceux qui les croient ? Adage éculé entre tous, sa corolaire politique a cela d'abjecte qu'elle formule le jeu de pouvoir des uns sur les autres. De ceux qui savent exprimer leurs certitudes avec la magnificence de circonstance pour empocher les convictions du plus grand nombre. Hors-sujet.

J'en suis avare. Il y a bien celle-là oui. A peine trahie une, ou deux. En musique elle est si belle. Mais la dire, surtout. Un souvenir prégnant, mélange de parfums crasses, qu'on n'oublie pas et qui se rappellent à nous quand la garde se fait basse De ceux qui transpirent malgré vous de tout l'être qu'on essaye d'être. Devenir. De ceux encore qui nous empêchent d'être totalement libre. Prisonnier volontaire épris d'une idée qu'on a pas tout à fait par hasard placée au dessus de tout. de toutes considérations. Ne pas avancer, ça n'est pas reculer. Les regrets toujours.

Et je n'arrive pas à l'exprimer par le sujet, le verbe et le complément. Des phrases quoi. Intelligibles. Comme à l'étroit. Pourtant ça fourmille, ça plussoie, ça veut sortir. Peut-être l'exercice est-il lui-même faussé.

A l'évidence, peux mieux faire. Promis !!

2010avr. 9

Pixels bombing over NYC

2010avr. 5

8-bit

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Ok, voici le pitch :

Have you ever wondered what Dark Side of the Moon would sound like if Pink Floyd had written it for NES, instead of for a rock band?

Euh, non. Pas touche à Pink Floyd et encore moins à The Dark Side Of The Moon. Sinon, vous allez le voir mon dark side !!

Bon, d'autres s'y sont déjà essayés, et avec un certain talent, n'en déplaise aux inconditionnels du rock qui parfois ne conçoivent pas que l'on puisse aimer leur matière et le dub/reggae. Souvenez-vous du Dub Side Of The Moon concocté par les Easy All Stars, plus inspiré que pour leur Radiodread, réinterprétation ratée et honteuse du OK Computer de Radiohead.

On écoute Us and Them extrait du projet MOON8 dont on peut écouter toutes les reprises 8-bit en continue sur Youtube.

Là, il est question de musique 8-bit. Vintage donc. Tendance forcément. Ou déjà dépassé à mesure qu'on en parle et que les projets se succèdent. C'est un peu comme le retour cyclique du synthé à outrance en electro.

Du déjà vu. Ou presque. On retombe parfois sur des perles quand on fouille un peu dans les tréfonds de sa bécane. En 2002, le groupe japonais Yellow Magic Orchestra (YMO pour les intimes) s'amusait déjà de ses sons froids et syncopés pour composer le titre un peu barré Computer Games.

A méditer mais avouons le sans encombre, le japonisme ne justifie pas tout, ni un quelconque renouveau du 8-bit et l'écoute en témoigne doublement. C'est marrant mais c'est tout...

2010mar.30

Japonisme

Voici un bien beau petit film tout en motion graphics qui enchaîne sans sourciller les clichés sur le Japon et ses habitants. Clichés, demi-vérité ou fantasmes d'ailleurs. Difficile à dire n'ayant moi-même jamais mis les pieds dans ce pays pourtant si attirant et mystérieux pour l'européen que je suis.

Peut-on taxer cette vidéo de faire preuve d'une xénophobie latente envers le peuple japonais ? Je ne crois pas. L'auteur, Tanaka Kenichi, s'en défend en expliquant d'une part qu'il est lui-même d'origine japonaise et que ce travail s'est fait dans le cadre d'un projet de fin d'études intitulé « Japan – The Strange Country » pour son université...aux États-Unis ^^

Bonus pour les plus motivés, il existe une version en japonais de cette même vidéo :

2010mar.14

En ce jour...

Jean Ferrat a toujours été pour moi un héritage. De la culture de mes parents, à l'écouter inlassablement et au même titre que ses comparses Ferré, Brel ou Brassens. La longue dame brune aussi. Et ce disque noir où il met en musique et parole les poèmes de son ami Aragon. D'une fougue militante avérée et indéfectible à cette emphase qu'il mettait dans ses interprétations les plus kitch, il a su rester terrien autant qu'on peut l'être et honteusement indémodable car jamais vraiment à la mode.

Il nous a quitté, hier.

Alors, j'ai mis en scène son disque sur ma platine pour faire tourner une fois encore sa voix chaude et tonitruante.

Ecouter en ce jour ses espoirs d'un jour, un jour...

2010mar.13

Easy listening #9

xx.png

2010janv.13

Tôt ou tard ?!!

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Photo : anitabling

2010janv. 8

Diplopie

Mes nuits sont plus belles que vos jours. Quand je m'évade. Quand je conjugue mal. Yesterday, je serai heureux ! Quand je perds la notion du temps, de l'espace et des priorités. Inconscience. Ou l'histoire d'une escapade artificielle chamarrée de mille icônes aux couleurs éclatantes. Hallucinant.

Well I remember yesterday
Just drifting slowly through a crowded street
With neon darkness shimmering through the haze
A sea of faces rippling in the heat
And from that nameless changing crowd
A sweet vibration seemed to fill the air
I stood astounded staring hard
At men with flowers resting in their hair...

debutart_oliver-hibert_202.jpg

Il est des transitions, parmi tant d'autres, qui marquent de leur sceau l'instant perçu mais insaisissable. De celles dont on ne comprend pas bien la chronologie, où la confusion règne en maître. L'avant, l'après. Pendant. Se souvenir, c'est déjà pas mal. Lacune bien terrible que de ne jamais garder la moindre empreinte éthérée des rêves qui la nuit tombée nous assaillent. Trépas mémoriel ou pas, la réalité tape fort autant qu'elle s'oublie vite quand plongé dans son absence cotonneuse on s'adonne au futile et à l'agréable. Wake up!

A sweet confusion filled my mind
Until I woke up only finding everything was just a dream
A dream unusual of its kind
That gave me peace and blew my mind
And now I'm hung up on a dream...

Est-ce cela qu'on appelle Weltschmerz : Weltschmerz (from the German, meaning world-pain or world-weariness) is a term coined by the German author Jean Paul and denotes the kind of feeling experienced by someone who understands that physical reality can never satisfy the demands of the mind.. Ou l'improbable cohabitation d'une réalité forcenée et d'un monde de rêves.

They spoke with soft persuading words
About a living creed of gentle love
And turned the arm to sounds unheard
And showed me strangest clouded sights above
Which gentle touched my aching mind
And soothed the wanderings of my troubled brain
Sometimes I think I'll never find
Such purity and peace of mind again...

Et si voir double était une vertu, une chance ?

Illustration par Olivier Hibert

2009déc.24

Papa (Noël) was a rolling stone

C'est l'heure de Noël et comment résister à la tentation[1] de vous offrir un zoli cadeau ? Bien sûr, il eût été facile de flirter avec les chants du même nom ou encore de faire vœux de trêve pour que le monde respire un peu, le temps d'une bûche, avant de s'y prendre les pieds, encore et encore.

pioneers_sleeve.jpg

Noël, c'est rarement l'occasion de sortir des sentiers battus. Bien au contraire. En rien subversive, je savoure tout de même l'idée d'avoir déniché ces deux covers d'un titre ô combien légendaire. Un rien de classicisme et une pincée de reprise (pas économique, quoi que ?!).

Ok, The Temptations[2] est un grand groupe. Énorme même. Reste que Wikipédia n'évoque même pas la version des Pioneers dans sa section Notable covers and remixes de la notule sur Papa Was a Rollin' Stone. Un comble. L'écoute rend cette assertion plus que crédible et s'il faut bien avouer que l'interprétation de Bill Wolfer sonne parfois trop synthétique, je plaide néanmoins non coupable car après tout, c'est l'intention qui compte. La mienne comme celles de ces deux covers bien inspirées qui m'ont fourni un prétexte en or pour affubler le père noël d'un titre dont il se serait bien passé et vous offrir ces deux versions incomparables à tout point de vue.

Bon réveillon, joyeux noël et bonne écoute.

Moi, j'ai une page Wikipédia à modifier :o)

Notes

[1] attention, jeu de mot en préparation

[2] oui oui, c'était préparé

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